mercredi 1 juillet 2015

Avec le temps, va, tout revient !


C’était il y a trois mois… Déjà. Le temps passe si vite. Peut-être parce qu’il est incontournable. En fait, le temps, c’est la vie. Le temps arrange les choses. Le temps, c’est de l’argent. Le temps adoucit les mœurs. Le temps, on le tue, on le fait passer. On passe du bon temps. On se rappelle du bon vieux temps. Le temps, on voudrait parfois l’arrêter. On court souvent après lui, car il nous manque. Le temps fait son œuvre. De temps en temps, il joue contre nous. Le temps est parfois sale ou au beau fixe. Et, comme chantait Léo Ferré, avec le temps, va, tout s’en va.

 

            En ce qui me concerne, dernièrement, le temps m’a permis de me ravigoter. Au moment d’écrire la fin de l’innocence, les temps étaient durs. Si bien que je croyais que Raph avait cessé de m’inspirer. J’étais tellement prise par ma peine, que je ne voyais plus le garçon émerveillé qu’il est. Certes, il n’écarquille plus les yeux devant une glace au chocolat, mais il s’étonne avec intérêt quand il apprend que l’un des hommes les plus forts de tous les temps était un Québécois. Tout ce qui relate des records de vitesse, longévité, poids, etc impressionne Raph au plus haut point.  

 

            C’est tout à fait normal que les intérêts de mon fils changent. Le temps le fait vieillir, n’est-ce pas ? Cette prise de conscience m’amène à dire que le temps fait évoluer les choses. Rien n’est statique, tout est en mouvement. Or, depuis mon épisode orageux (je vous ai menti en vous faisant croire que j’allais bien), je m’efforce d’accepter que les choses ne se passent pas toujours comme on le voudrait. J’ai fait la paix avec l’idée selon laquelle Raph devient un ado puisque cela ne signifie pas pour autant que le meilleur est derrière nous. Je me relève aussi tranquillement de mon épreuve et je mets l’accent sur aujourd’hui et demain. En somme, j’apprends à essayer à lâcher prise. Je dis bien essayer, puisque ce n’est pas tous les jours facile. Seul le temps pansera la blessure et seul lui connaît la suite.

 

            Donc, j’aurai encore et toujours des histoires à raconter à propos de mon fils. J’ai compris que ça ne dépendait pas de lui, mais bien de moi. Comme j’ai compris que ce n’est pas la raison de la crise qui est importante, mais la manière dont je choisis de la gérer. Ceci dit, je ne veux en rien l’amenuiser -puisqu’elle était bien réelle et blessante- mais je m’efforce de laisser derrière moi ce qu’il ne pourra être changé de toute manière. Il ne sert à rien de vivre dans le regret de nos enfants qui grandissent et qui ne sont plus des bébés, comme il ne sert à rien de revenir constamment sur le passé. Chaque stade de la vie de nos enfants est une merveille. Chaque pardon que nous accordons est une occasion de saisir le bonheur.

 

Le bonheur est précieux, devant lui, ne baisse pas les bras au moindre coup de froid. Tente plutôt de le soigner et tu ne cesseras jamais de t’émerveiller des moments heureux. Voilà ce que j’ai envie de dire à mon merveilleux ado en devenir.   

jeudi 2 avril 2015

La fin de l'innocence


Depuis décembre dernier, je n’ai rien eu à écrire sur les pages du Monde selon Raph. J’y ai souvent pensé, mais je n’ai rien trouvé. Pas que fiston ait été sur le neutre tout ce temps-là, mais il n’y avait rien d’assez convaincant pour me pousser à sortir le clavier. Cela m’amène à me poser certaines questions. C’est lui qui n’est plus inspirant (Ce serait plutôt étonnant) ou c’est moi qui ne suis plus inspirée ? Est-ce un mélange des deux ou encore l’arrivée de bébé qui expliquerait ce silence ?

 

Il suffit parfois d’un tout petit rien -ou d’un grand coup de poing en pleine gueule/coeur- pour perdre ses illusions. J’en sais tellement quelque chose, mais bon, ça c’est une autre histoire. Or, si je m’en tiens à Raph, force est d’admettre qu’il n’est plus l’enfant émerveillé, mais tout aussi merveilleux, qu’il a déjà été. Peu à peu, il devient un ado et il lui faut plus qu’une glace au chocolat pour voir ses yeux s’écarquiller. À moins que je ne sois plus aussi sensible à ses élans d’enfant ?

 

Moi aussi je vieillis. Ces jours-ci, je m’en rends particulièrement compte. J’encaisse les épreuves différemment. Ne partez pas en peur, je ne nage pas en pleine déprime, mais vous savez, les vicissitudes de la vie... Pourtant, je suis plus zen que je ne l’aurais été 10 ans auparavant. Je suis capable de faire la part des choses et de regarder les problèmes plus lucidement.

 

En est-il de même pour Raph ? Je veux dire, aborde-t-il ses problèmes d’enfant plus rationnellement ? Ce qui expliquerait pourquoi j’ai moins d’histoire de crises de bacon dans l’allée du supermarché à raconter ou moins de phrases embarrassantes du genre : « Maman, est-ce que la madame est folle ? » à partager.

 

D’histoire en histoire, j’ai compris que le prince charmant n’existe que dans les contes de fée. Raph a-t-il compris que jamais un super héros ne viendra le défendre dans la cours d’école ?          

 

J’ai aussi appris que les relations sont en mouvement. Des gens viennent et vont dans notre vie selon l’époque. Quant à Raph, sait-il déjà que le jour n’est pas si loin où il ne verra plus ses petits copains du primaire ?

 

À 41 ans, je sais plus que jamais que la confiance se mérite, le mensonge est laid, l’intégrité paie toujours et le manque de loyauté blesse. À 11 ans, Raph connaît maintenant la différence entre le bien et le mal. Il a appris qu’il doit assumer ses erreurs, demander pardon et pardonner en retour.

 

Serait-ce la fin de l’innocence ? J’en sais trop rien. Quoi qu’il en soit, j’ignore combien de temps encore le Monde selon Raph restera silencieux. En est-il aux mots de la fin ? Peut-être, à moins que cette naïveté qui s’effrite lentement ne cède sa place à d’autres histoires… À surveiller bientôt peut-être dans un blogue près de chez vous : Mari-l’innocence. J

mercredi 17 décembre 2014

Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça?


Je suis à peu près certaine que vous vous êtes fait prendre et que vous avez pensé : Bon, voici un texte de pauvre fille qui s’apitoie sur son sort. Et bien, non, justement. Faut pas croire tout ce que l’on lit. Plutôt, il ne faut pas juger tout ce que l'on lit. Erreur commise par une grosse poignée d’utilisateurs des réseaux sociaux qui émettent des commentaires souvent dégradants et méchants à l’égard des personnages impliqués dans les histoires qu’ils n’ont même pas pris la peine de lire. Enfin, bref, le but de mon texte n’est pas de faire une critique sur ce sujet. Je veux vraiment vous parler de cette pensée qui m’a traversé l’esprit ce matin : qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?

Il y a quatre mois, j’ai mis au monde une fille magnifique, facile, en santé et tout. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter un tel cadeau ? Et ça, c’est sans compter mon merveilleux fils, beau comme un cœur, petit homme en devenir et en santé lui aussi. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter 2 cadeaux aussi extraordinaires ?

À l’opposé, ces parents affligés au lendemain d’un massacre sans nom, qu’ont-ils fait pour mériter ça ? Ces parents d’enfants tués par des sauvages qui aujourd’hui pleurent la mort de leur petit. Qu’ont-ils fait pour mériter ça ?
Une blessure à vie.

Bien sûr, il ne s’agit pas de mérite, mais on se comprend n’est-ce pas ? Pourquoi eux et pas moi ?

La loto de la vie, si on peut l’appeler ainsi. Je ne vois pas autre chose. À vue de nez, je ne trouve rien qui justifie le fait que j’ai été plus gâtée qu’eux par la vie ? J’ai de la chance. Vraiment, beaucoup de chance. Moi, ce matin, je serre dans mes bras mon bébé qui sourit au moindre guidi guidi. Moi, cet après-midi, je vais retrouver mon grand garçon qui ne manquera pas de me dire je t’aime maman. Avec lui, chaque jour suffit son je t’aime. C’est touchant.      

En cette période des fêtes, ayons de la reconnaissance pour la chance que nous avons d’être issus d’un peuple qui aime ses enfants. De vivre dans un pays où les femmes ont la liberté de porter l’enfant de l’homme qu’elles aiment sans se faire exécuter. Certains enfants sont malmenés et ce sont ceux qui restent qui en paient le plus gros prix : je n’ose pas imaginer la souffrance qu’est celle de perdre un enfant aux mains de la violence. La douleur de perdre un enfant tout court. Peu importe la manière.

Alors, je remercie le ciel (Même si ce dernier divise les peuples) d’être bon pour moi. Je lui demande de continuer à l’être et d’en faire autant pour tous ceux qui n’ont pas mérité leur sort.

Avant de terminer, faites-vous du bien et écoutez la plus belle chanson de Noël de tous les temps, Happy Xmas de John Lennon.


Aimez vos enfants et passez de joyeuses fêtes.  

mercredi 12 novembre 2014

Tant qu'il y aura nos enfants


Voilà deux jours que je n’ai pas mis le nez dehors pour cause de température moche et de tâches à accomplir dans la maison. Ceci dit, deux jours à n’avoir que sa petite personne avec qui faire la conversation, ça en fait du temps pour penser.

 
Être en tête-à-tête avec soi-même apporte son lot de questions. Le congé de maternité est tout indiqué pour faire marcher le petit hamster dans sa tête. Surtout quand on se remet en question professionnellement, qu’on se demande si on aura de quoi payer l’hypothèque dans quelques mois, qu’on craint de ne pas avoir de gardienne le temps venu de retourner au boulot (que je n’ai pas).

 

 
Parmi mes amies, je compte des mamans qui ont des postes vraiment gros dans des compagnies vraiment grosses. D’autres qui, en plus de s’occuper de leurs trois enfants, se rendent au travail cinq jours semaines et bossent pour une entreprise personnelle ou enseignent les soirs de semaine. Il y en a certaines qui ont démarré leur petite compagnie : parties de rien, elles s’accomplissent à merveille et vivent très bien de leur réussite. Franchement les amies, j’ai envie de vous dire tout simplement bravo ! Vous n’avez pas idée à quel point je vous trouve hot parce que voyez-vous, je commence déjà à craindre mon retour au travail.

 
Pour tout vous avouer, entre ma fille dont je dois m’occuper, le chien à dompter, le hockey et les devoirs de Raph, les courses, la préparation des repas, l’entretien de la maison, je me sens beaucoup plus utile à la maison qu’au travail.

 
Mais il y a un mais. En fait il y en a deux : l’argent et l’ennui. Oui, car il faut le dire, ça peut être long une journée complète à la maison. Je suis sûre que mes amies en congé de maternité peuvent en témoigner. Cela m’a donc amenée à me demander pourquoi on tient tant à passer un an à la maison. Enfin, il me semble qu’on y tient, non ? Moi j’y tenais, et j’y tiens encore, là n’est pas la question. Toutefois, j’admets que quand mon fils rentre de l’école, je me sens déjà moi seule.

 
D’ailleurs, cet après-midi, en l’apercevant par la fenêtre revenir de l’école, j’ai réalisé que Le Monde selon Raph allait devenir de moins en moins naif : mon bébé est devenu un petit homme qui marche avec assurance vers de plus en plus d’autonomie. Il était si beau à voir.

 
Soudain, un gazouillement s’est fait entendre. J’ai tourné les yeux vers Marilie jolie. Elle venait tout juste de se réveiller. Elle m’a souri. Rien n’est plus beau qu’un sourire de bébé. Rien.

 
À ce moment-là, j’ai compris pourquoi on tenait tant à notre congé d’un an : ces petits moments sont irremplaçables. Il faut les capter tandis qu’ils nous saisissent.

 
Alors, je me suis dit : relaxe Nancy, tout ira pour le mieux. La job, l’argent, le ménage, les repas, les devoirs, les obligations. Tant qu’il y aura tes enfants pour t’émouvoir, tout ira pour le mieux.

      

mercredi 24 septembre 2014

Hello Marilie !


D’aussi loin que je me souvienne, Raph a toujours voulu avoir un petit frère ou une petite sœur. J’avais longtemps pensé que jamais je ne pourrais lui offrir cette immense joie. Il y avait le temps qui s’égrainait et, surtout, aucun homme avec qui fabriquer un autre petit bout de bonheur.

 

La vie est remplie de surprises.    

 

Cela aura pris 10 ans et quelques poussières pour que le vœu de Raph se réalise.  

 

Marilie a commencé à changer nos vies par un beau vendredi soir de la fin août 2014. On revenait d’aller faire des courses en famille. On s’apprêtait à manger des bonnes côtes-levées en famille. Elle nous a signifié que c’était le moment pour elle de se joindre à notre cercle.

 

C’est amusant de voir la gueule des gars quand ils assistent aux premières manifestations d’un accouchement imminent. Si vous aviez vu l’étonnement dans les yeux de mes hommes au moment où mes eaux ont crevé. Et, si vous aviez vu ma tronche à moi : on aurait cru qu’il s’agissait de ma première fois. Faut dire qu’après tant d’années, le corps et l’esprit ont tendance à oublier.

 

Cependant, le cœur a la mémoire longue. Même si la question peut sembler ingrate, au cours de ma grossesse, je me suis demandé s’il était possible de ressentir des sentiments aussi forts pour son deuxième enfant que son premier. Que voulez-vous, les hormones nous font croire toutes sortes de choses.

 

Et, les hormones sont souvent dans le champ.

 

Ma fille, je l’ai aimée instantanément. Et, depuis qu’elle est là, je l’aime un peu plus chaque jour. Puis, si je me fie aux étincelles dans les yeux de son papa et de son grand frère, c’est pareil pour eux.

 

Marilie a changé nos vies le 30 août 2014 à 6h19 précisément. Bienvenue, petite Marie !
 
        

vendredi 15 août 2014

C'est pas une raison pour se faire mal


« La guerre, la guerre, c’est pas une raison pour se faire mal ».

 

Hier soir, juste avant de s’endormir, mon fils a laisser couler une réflexion similaire à celle lancée par l’un des jumeaux Leroux dans la Guerre des Tuques :

 

« Être malheureux, c’est pas une raison pour se tuer »

 

Toute la vérité et la naïveté du monde inspirées par le suicide de Robin Williams.

 

Comment explique-t-on à un enfant de 10 ans qu’une personne s’enlève la vie?

 

« Maman, pourquoi il s’est tué le Monsieur ? »

 

Parce qu’il ne pouvait plus supporter ses souffrances.

 

Mais, mon fils a pourtant bien raison : ce  n’est pas une raison pour se tuer. Bien sûr, c’est facile à dire quand on ne ressent pas la détresse de ces gens qui décident d’en finir avec leurs jours. Pourtant, le malheur et la souffrance font partie de la vie. Et, tandis que j’écris ces lignes, je réalise que cela va presque de soi : le malheur et la souffrance font partie de la vie. Alors, pourquoi ne pas mettre fin à cette dernière, tout simplement ?

Justement, c’est trop simple. Il me semble.

 

Toutes ces opportunités ratées. Mais, évidemment, quand on est assaillis par la douleur, on ne les voit plus.

 

Pour ma part, je n’ai jamais, ne serait-ce qu’une seconde, songé à mettre fin à mes jours. Je présume que je peux me considérer chanceuse. J’ai probablement été épargnée. Cependant, cela n’a pas empêché la vie de me faire passer par des moments difficiles.

 

Ce matin, l’été avait un air d’automne. Cette saison souvent associée à la morosité. Toutefois, j’avais le cœur joyeux en repensant aux paroles de mon fils. Je me disais que si je m’étais laissé abattre, aujourd'hui je n’en serais pas à l’aube d’une aventure grandiose. Dans à peine quelques semaines, Marilie fera partie de nos vies.

 

Ce cadeau, je le dois à une personne qui m’a été envoyée il y a de cela 5 ans.

 

Non, Raph, être malheureux n’est pas une raison pour se tuer. Et, je souhaite de tout mon cœur que cette lumière brille toujours en toi. Sache que même si tu as un trou dans ta mitaine, un jour ou l’autre, il y aura forcément une personne pour poser sa main sur ton épaule en disant :

 

« T’as d’la neige ici »…

 

Alors là, tu auras tout chaud dans ton petit cœur. 
 
 

 

       

lundi 9 juin 2014

La grande déception

Séduire. Plaire. À tous. Absolument. Parfois, fléchir sous le poids de cette quête effrénée.

L’inaccessible étoile.

Une salle. 200 personnes. Des invités de marque.

Une scène. Moi. Que moi.

Je me sens petite. Vulnérable. Mise à l’épreuve.

S’il fallait que je déçoive ces fameux invités de marque, soit les personnes les plus importantes de ma vie : mon fils, mon amoureux, ma famille, ma belle amie et bébé à venir.

La peur de décevoir s’intensifie en devenant parent. Lire le mépris dans les yeux de sa progéniture : la blessure assassine.

S’ajoutent à cela la peur de déranger, de causer de l’inconfort aux gens de mon entourage. Éprouver leurs malaises. Porter à bout de bras leur inconstance. Croire que j’en suis responsable. Que j’en suis la source.    

Ça fait beaucoup d’appréhensions pour une seule et même personne.

Ce sont d’ailleurs ces appréhensions qui m’ont poussée, il y a un peu plus d’un an, à faire quelque chose pour moi : prendre des cours de chant. Hier, j’ai participé au spectacle de fin d’année. Au moment de livrer ma prestation, je me suis mise à penser à tout le monde, excepté à moi. Dans ma tête, les visages défilaient :

Ce qu’il reste de nous un vélo abîmé;
Ce qu’il reste de nous des rapports tendus;
Ce qu’il reste de nous plusieurs coups de téléphone;
Ce qu’il reste de nous tes 50 ans du mois passé;
Ce qu’il reste de nous un bébé à venir;
Ce qu’il reste de nous une amitié profonde;
Ce qu’il reste de nous de l’incompréhesion…

J’ai cassé ma voix.


Je n’ai pas la prétention de croire que je possède une grande voix, mais toutes ces émotions mélangées ont eu raison d’elle. Et, dans sa tête d’enfant, Raph s’attendait à voir sa maman telle une diva. Il a été déçu. Il me l’a dit. Ça m’a blessée. Il a regretté. Ça m’a quand même blessée.

Ce qui devait arriver, arriva. J’ai ressenti le mépris de ma progéniture. Et bébé à venir en a pensé quoi ? Et mon amoureux ? Et maman, papa, grand frère, belle amie ?

Au fond, la question que je devrais me poser est : qu’est-ce que moi jen ai pensé ? L'opinion des autres avant la mienne. Et, voilà que pour cela, je vis une grande déception au lendemain de ce concert. À cause de qui exactement ? Par ma faute. J’ai oublié de m’amuser. À la place, j’ai pensé à mon amoureux qui était en train de rater son match de hockey afin d’assister à mon spectacle. J’ai stressé pour mes parents qui se remettaient de la soirée des 75 ans de mon père, fête célébrée la veille à la maison et à l’occasion de laquelle j’avais préparé un grand souper pour 15 personnes, dans l’espoir que tout le monde s’amuse. Mais, il n’y a rien de parfait… Je me suis aussi tracassée pour mon fils qui devait commencer à trouver le spectacle un peu long. 

Et maintenant, je fais quoi ? J’ai une leçon à tirer de cette expérience et j’en ai probablement une à donner à mon fils. À première vue, je serais portée à lui conseiller de ne jamais s’oublier. Il serait grand temps que je fasse de même d’ici l’arrivée de bébé. 


Telle est ma quête.